Zoom sur… Sarah

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L’interview de Sarah…

CFI : Pourriez-vous nous parler de vous, votre parcours ?

Sarah : J’ai commencé la danse à 9 ans car ma mère voyait bien que c’était une envie de chaque instant. Tout d’abord des cours de Jazz, ensuite j’ai découvert la danse contemporaine avec Ingeborg Liptay à Montpellier. J’ai rencontré assez vite les danses moins académiques (danse d’Afrique de l’Ouest, Salsa) pour démarrer le flamenco en 1992 à paris au Centre du Marais , et rapidement en Espagne (à Grenade à l’école Carmen de las Cuevas, à Madrid à l’école Amor de Dios, à Séville, Jerez, Cadiz…). En parallèle, je me suis formée en classique, que je continue toujours, et contemporain.

J’ai toujours suivi d’autres cours en parallèle car le flamenco nécessite un grand ancrage (et centrage aussi) afin de trouver force et fluidité. Pour cela j’ai croisé le chemin de la Méthode Feeling aussi.

J’ai découvert le Tai Chi et le Qi Qong il y a quelques années, en complément de ma pratique artistique.

CFI : Comment avez-vous connu la méthode de danse Feeling Lalie Bena ?

Sarah : J’ai connu Nathalie par un membre de ma famille qui a fait le parallèle entre nos parcours respectifs de danseuse et de femme. J’ai suivi sa formation à Marseille à la MPT de la Pauline assez rapidement afin de parfaire mes compétences et surtout solidifier mes bases.

CFI : Quel mot choisiriez-vous pour la décrire et expliquez-nous pourquoi ?

Sarah : Je dirais une méthode pour tout danseur pour trouver et installer au plus profond de soi les ressources et les bases pour exercer sa propre discipline, quelle qu’elle soit.

Donc, comme un travail de base profond du corps, donc de l’esprit et de l’âme. Pour rester solide dans son centrage et son ancrage, éléments indispensables pour danser. Un travail de développement aussi de l’improvisation et de son propre ressenti dans le mouvement.

CFI : Comment avez-vous décidé d’être formée à cette approche de la danse ?

Sarah : Cette approche était très complémentaire avec le travail que je fournissaispersonnellement et mon approche de la danse. Je suis une autodidacte de la danse. Je me forme depuis que j’ai 9 ans dans des techniques diverses et je suis mon intuition. Cette approche correspondait à ma manière de voir la danse en me donnant des bases que je n’avais pas eues tout au long de mes diverses formations qui sont restées très techniques. Cette approche est bien au-delà de la technicité, et va toucher au plus profond de soi.

CFI : Que vous a apporté cette méthode au quotidien ou dans votre vie professionnelle ?

Sarah : Cette méthode m’a appris tout d’abord qu’il n’y a pas d’erreur. C’est très important de savoir que quand le mouvement part d’une intention vraie, sincère et ancrée, elle ne peut être que juste. Cela m’a permis de développer mon expression personnelle et de trouver plus de liberté dans mon interprétation.

Une confiance en moi aussi et dans ma place de danseuse professionnelle.

Le plaisir de danser dehors, avec la nature, en écoute de ce qui se passe autour de moi, pour ouvrir le regard…

Cette méthode a été enfin une véritable thérapie à des moments de vie personnelle très mouvementés et douloureux. Ces années de formation m’ont accompagnée. Le groupe d’élèves aussi m’a beaucoup portée.

CFI : Parlez-nous de votre actualité ?

Sarah : Je travaille en collectif depuis plus d’un an (Eklectik Flamenko Zone) pour présenter le flamenco de manière différente, plus créative, avec plus d’humour aussi. Nous travaillons beaucoup en résidence et en présentation de notre travail en cours pour l’instant : Point de Bascule (Marseille), EstakCrew (Estaque), La Fabrik (Marseille), l’Entrepôt (Venelles) à venir en février.

Outre les spectacles de flamenco dans une forme traditionnelle, je travaille aussi depuis plus d’un an sur la création « Nandi » de Sibongile Mbambo, chanteuse, musicienne, danseuse originaire d’Afrique du Sud.

Vidéo de Sarah…zoom…

Retrouver Sarah sur son site : www.sarahmoha.com

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